lundi 26 mai 2014

Mange, prie, et surtout AIME…



Avant tout, si vous n’avez jamais lu le bouquin d’Elizabeth Gilbert, ou si vous n’avez jamais vu le film de Ryan Murphy – Mange, prie, aime - inspiré du livre… réparez vite cette erreur !

Alors, non, contrairement à l’héroïne du livre / film, je ne suis pas d’abord passée par l’Italie pour me gaver de spaghettis et gelati… Je suis passée par l’Inde, mais pas pour y passer des heures à prier dans des ashrams… Et je n’ai pas trouvé l’âme sœur à Bali (désolée pour ceux qui se faisaient déjà des idées… mais remarquez que je vous ôte vos illusions assez rapidement… !!)…

Mais qu’il est bon pourtant de conjuguer le verbe Aimer à tous les temps… surtout quand des paysages splendides et des gens adorables vous apportent un carrousel d’inspiration et déposent des tas de petites flammes dans les yeux…
 
Bali, donc… Depuis longtemps, je me souvenais de ce bouquin et de ce livre et je m’étais jurée de ne pas laisser passer cette occasion d’être juste à côté (enfin, 4 heures d’avion !) pour aller me faire ma propre idée de cette nature luxuriante…
Et ça tombe bien, la Semaine Sainte étant en grande partie fériée aux Philippines, je m’étais aussi jurée de profiter pleinement de cette semaine… Surtout trouver toutes les excuses pour ne pas rester coincée aux Philippines pendant cette semaine où d’un côté, tout est fermé (surtout le Vendredi Saint) et d’un autre côté, tous les hôtels sont pris d’assaut et réservés au moins 6 mois à l’avance…

Bref… Bali semblait bien vouloir m’ouvrir les bras.

Mesdames, messieurs, veuillez attacher vos ceintures. Décollage immédiat pour un coin de paradis (oui, pour une fois Cebu Pathetic… euh Cebu Pacific ! était à l’heure !)




Ubud et sa forêt des singes

Fraîchement débarqués à l’aéroport, nous nous sommes mis à la recherche d’un bus pouvant nous emmener jusqu’à Ubud. C’était peine perdue. Le bus ne semblait pas passé très fréquemment. Nous nous sommes donc rabattus sur un taxi… Je dis nous, car nous sommes partis à 3, avec les mêmes zouaves avec qui j’ai crapahuté dans les rizières de Banaue !
  

Nous avions réservé à l’avance dans une petite demeure familiale, la Bali Asli Lodge, où Madé et Ketut nous ont accueillis avec sourire et bonne humeur ! Madé est, précisons, une excellente cuisinière…

Avec notre hôte, Madé
Après avoir posé sacs et bagages, nous sommes partis à la découverte de cette petite ville princière charmante. Mais, besoin d’énergie oblige (notre avion était à 4h du matin depuis Manille !), avant de découvrir la célèbre Forêt des Singes, nous avons éveillés nos papilles aux saveurs balinaises du fameux Baby Guling… un cochon de lait à la broche, servi avec un mélange d’épices délicats… Pardon aux Philippins, mais le Baby Guling est mille fois plus savoureux que le Luncheon insipide…

Rassérénés, nous sommes descendus à la Forêt des Singes. Ne sont-ils pas mignons ? Je m’épate toujours de les voir s’affairer tels leurs très lointains descendants que nous sommes… car oui, quand on les voit habilement peler une banane ou autre fruit, c’est sûr, l’homme descend bien du singe !Ca vaut bien quelques photos parce qu'ils sont vraiment trop mignons !



 
Epouillage en série
Pas la peine de te cacher, je t'ai vu !















Nous avons assisté le soir à un spectacle de Legong Dance qui raconte l’épopée du Ramayana, car n’oublions pas que si l’Indonésie est majoritairement musulmane, Bali constitue une enclave hindoue.






Escapades culinaires !

Le fameux Baby Guling
Il n’y a pas photo. Qu’on vienne de n’importe où, et d’autant plus quand on vient des Philippines, la nourriture balinaise est un véritable plaisir pour les palais…
Bon, le Baby Guling, je vous l’ai déjà présenté, et pour vraiment en connaître toute l’intensité, il faut le goûter…

Comme je le disais plus haut, Madé, notre hôte des premiers jours est une excellente cuisinière. Nous avons donc pris plaisir à partager les repas qu’elle nous avait concoctés. Au menu du premier soir, un merveilleux « poulet à la mode Madé ». Hum, je m’en lèche encore les babines… Ne vous inquiétez pas, j’ai noté la recette ! Si vous venez me voir à Manille, je vous en ferai (comment ça, je vous fais du chantage ?!)…

Parmi les découvertes culinaires, lors d’une balade, j’ai aussi découvert un fruit qui apparemment ne pousse qu’en Indonésie, voire même qu’à Bali… le « Snake fruit » ou fruit serpent… Et pour cause, la peau qui entoure ses trois gousses acidulées délicieuses ressemble vraiment à la peau d’un serpent.

Gado-gado et satay
super resto bio !
Et l’on ne saurait être en Indonésie sans manger quelques Satays… toutes mes illusions entretenues pendant des années sont tombées en quelques instants, moi qui aie toujours cru mordicus que Satay signifiait poulet à la cacahuète… Et bien, non, bien qu’en Europe, on nous serve du poulet satay qui est toujours baigné dans une marinade à l’arachide, satay signifie tout simplement brochette… Il en existe donc de toutes sortes, y compris des Satays de poisson fort épicés sans un milligramme de goût de cacahuète… mais très bons quand même !

dégustation gratuite de thés et cafés
Enfin, nous nous sommes arrêtés dans un jardin aux épices où nous avons eu le plaisir de pouvoir déguster gratuitement 12 sortes de thé et cafés, ainsi que du chocolat, cultivés et préparés sur place. Un éventail de couleurs et de saveurs dont le thé au ramboutan reste l’un de mes favoris. Nous avons aussi goûté à l’incontournable café de civette, ce fameux café qui coûte un bras parce qu’il est récolté… dans les crottes des civettes qui ont la propriété d’ingérer les grains sans les mâcher (aux Philippines, ce café coûte environ 40 euros les 50 grammes !).
Au premier plan, les crottes et le café !
Ramboutan, snake fruit et mangoustan


















Pura Tirta Empul
En route vers Singarajah

Nous pensions tout d’abord nous rendre à Kintamani puis de redescendre sur la côte Est de Bali, mais nous avons finalement opté pour l’option de continuer sur le Nord. Entre Ubud et Kintamani, nous nous sommes tout d’abord arrêtés pour visiter le Pura Tirta Empul.
« Tirta Empul » signifie un ruisseau d’eau cristalline. C’est ici que viennent s’immerger de nombreux hindous balinais, dans l’un des bassins d’ablutions du temple.

Nous avons ensuite continué avec l’espoir d’avoir une vue grandiose sur le Mont Batur, à l’image des photos que nous avions pu voir sur Internet… C’était sans compter sur la pluie et le brouillard qui se sont invités en route… En fait de Mont Batur et du lac qui se trouve à son pied, nous n’avons vu que les quelques coulées de lave, témoins des éruptions régulières de ce volcan (tous les 10 à 20 ans  priori. La dernière remonte à 2000.). De nombreux touristes se lèvent à 3h30 du matin pour escalader le mont et voir le soleil se lever, un spectacle apparemment grandiose d’après les français qui logeaient avec nous à Ubud. Malheureusement, la flemme de mes congénères et j’avoue, aussi, l’avion à 4h du matin de la veille, ne nous ont pas laissé le loisir de nous lever si tôt… Et la dégradation du temps en début d’après-midi nous a aussi empêché d’y faire ne serait-ce qu’une petite balade…
 











Nous avons donc filé tout droit sur Singarajah où nous avons passé la nuit.
Le lendemain, je suis la seule à avoir eu le courage de me lever à 5h du matin pour aller dire bonjour aux dauphins… Il y a des choses come ça qui vous feraient lever à n’importe quelle heure du jour et de la nuit…

Le lac Bratan

En redescendant un peu au Sud, nous nous sommes arrêtés au Lac Bratan, où le fameux et magnifique temple shivaïte Ulun Danu est construit sur l’eau, à 1200 mètres au dessus du niveau de la mer. Le temps n’étant toujours pas de notre côté, nous n’avons sans doute pas eu la plus belle vue du lac, mais l’ambiance fantomatique donnée par les nuages qui s’accrochaient aux montagnes et à l’eau donnait un goût encore plus énigmatique à ces pierres vieilles de presque trois millénaires…
 












Bali sous la mer…

De 1200 mètres au dessus du niveau de la mer à quelques mètres au dessous de l’eau, je ne pouvais pas faire mieux que d’aller titiller un peu les poissons balinais…
Pendant qu’Aurélie et Guillaume lézardaient encore au lit et visitaient quelques temples de la région, je suis partie avec notre chauffeur  vers Nusa Dua. J’avais repéré avant de partir de Manille que de nombreux spots de plongée à Bali offraient de pouvoir nager avec tortues, raies et autres requins… Le rêve… Je m’étais fait tout un film de pouvoir plonger avec les requins… C’était sans compter sur la pluie des 5 derniers jours. Arrivée au centre de plongée (où le chauffeur a dû avoir une bonne commission, vu le prix exorbitant des plongées !), on m’annonce qu’il n’est pas possible de plonger depuis Nusa Dua. A cause du temps pourri des 5 jours passés, la visibilité n’est pas à plus de 2 mètres… Par contre, ils me proposent de m’emmener plonger depuis Karangasem, à l’Est de l’île, à 1h30 de voiture de Nusa Dua. OK, j’ai trop envie de découvrir les fonds sous marins de Bali. Je négocie d’abord le prix des plongées, parce que 90$ la plongée, faut peut-être quand même pas pousser mémé… Le prix que j’ai payé me semble quand même toujours trop cher pour ce que j’estime un manque de professionnalisme de l’équipe de plongée qui ne possédait même pas un ordinateur pour savoir le temps de plongée et la profondeur… Bref, en même temps, on n’était pas très profond. Ces plongées m’ont vraiment semblé des plongées de touristes débutants mais c’était quand même très beau et j’ai eu la chance de croiser une raie timide qui se cachait sous un bloc de béton.

La suite de la journée a été moins fun. En effet, notre chauffeur a profité de cette journée pour nous lâcher sans crier gare. Après m’avoir posée à la plongée, il était sensé retourner chercher Guillaume et Aurélie, passer la journée avec eux, et revenir me chercher… Sauf qu’arrivée à notre hôtel de Sanur en milieu d’après-midi, j’ai attendu que les deux tourtereaux me rejoignent, persuadée qu’ils étaient avec notre chauffeur… J’ai attendu, attendu, ils ne sont jamais venus… Ce n’est que lorsqu’Aurélie, par je ne sais quel hasard, a réussi à me joindre, complètement énervée, que j’ai compris que le chauffeur nous avait joué un mauvais tour, puisqu’Aurélie était persuadée que j’avais squatté le chauffeur toute la journée… Au final, on n’a jamais su ce que ce chauffeur est devenu… Le plus étonnant étant qu’il a quand même eu l’honnêteté de déposer mes affaires à l’hôtel dans lequel nous devions dormir le soir même, la Dana Guest House, à Kerobokan. Mystère…

J’en profite pour vous dire que si un jour vous allez à Bali, n’hésitez pas à loger chez Madé à Ubud (Bali Asli Lodge) et à Dana Guest House à Kerobokan, deux charmantes chambres d’hôtes vraiment charmantes et dont les propriétaires sont adorables…



Les marchés balinais


Nous arrivons bientôt à la fin du voyage. En dépit de nombreux problèmes de carte bleue que j’ai eus et de la pluie qui nous a accompagnés quasiment tous les après-midi, Bali est une destination assez magique…

Mais ce n’est pas encore terminé. Je vous embarque l’espace d’un instant dans les dédales du marché de Denpasar. Ce marché me rappelle avec bonheur le petit marché de Pondichéry ! Un joyeux bazar très haut en couleurs où vous pouvez trouver de tout : plats locaux, fleurs pour les offrandes, encens, légumes, artisanat local, tissus… Un vrai régal pour les yeux…

Nous nous dirigeons ensuite vers le Bali Museum puis le temple qui le côtoie, avant de filer pour une dernière visite incontournable lorsqu’on se trouve à Bali…


Ils n'ont jamais pensé à faire des boules à neige ?















L’incontournable Tanah Lot

 










Se traduisant littéralement par « Terre dans la mer », le Tanah Lot est un temple construit sur une formation rocheuse battue par les vagues. Ce littoral où viennent se briser quelques énormes vagues a des allures qui rappelleraient presque notre belle Bretagne ou des allures d’Etretat avec sa falaise percée !
A marée basse, les pèlerins rejoignent la grotte située sous le temple par une bande de terre. Certains oublient un peu trop que la marée remonte, rendant un peu dangereux le périple. 
Pour ceux qui ont plus de chance que nous, il semble qu’un magnifique coucher de soleil enveloppe ce temple du 16ème siècle par beau temps ! Malheureusement, nous n’en avons pas été témoins…

De retour à Manille à 6h du matin, mon bureau et sa climatisation m’attendaient quelques courtes heures plus tard, le cœur rechargé d’énergie positive, mais la promesse de retourner à Bali quand l’occasion me sera donnée… parce que c’est sûr, on ne peut qu’AIMER…

2 commentaires:

  1. Merci "Phanie" de nous faire partager tes voyages et tes rencontres. C'est toujours très agréable de te lire. Bises et à bientôt sur le blog ou en Bretagne.
    Thierry et Cie

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  2. Moi aussi, je dis merci. Doreen

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