mardi 25 août 2015

Retour en France... après 4 belles années à Manille !

Bonjour à tous !
Et oui, cela fait vraiment longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles à certains et j’en suis confuse… mais les semaines, les mois, les années sont passés à une vitesse qui m’ont dépassée !!! Et voilà 4 ans d’expérience passionnante aux Philippines qui s’achèvent comme si un seul jour était passé ! Enfin, presque… Il y a quand même eu quelques instants plus compliqués, mais je dois bien avouer que ces 4 années passées avec France Volontaires aux Philippines ont été extrêmement enrichissantes… tout d’abord professionnellement. Après une première année un peu difficile, à mi-temps pour France Volontaires pour réaliser une étude sur le volontariat français, et à mi-temps pour l’association Virlanie pour… on ne sait pas trop quoi… allez, si, voyons le positif, cela m’a permis d’avoir un premier ancrage pour mener vraiment à bien ma mission pour France Volontaires (et puis, je crois bien aussi que ça a compté pour le recrutement de ma remplaçante !!)… mais honnêtement, ce n’est pas la partie de mon expérience que je retiendrai en priorité…
A partir de la 2ème année, les choses se sont considérablement améliorées. Tout d’abord, j’ai quitté les souris, les cafards et autres bestioles de la maison des volontaires de Virlanie… Pendant la transition, j’ai même logé royalement dans une belle maison, au calme, avec piscine !! Puis je suis passée officiellement à plein temps avec France Volontaires… Nouvelle mission, nouvelle maison, nouveaux moyens de vie et de travail… J’ai signé pour 2 années supplémentaires ! Je me suis donc attelée à la tâche pour accomplir au mieux ma mission : mettre en place, développer et pérenniser l’Espace Volontariats des Philippines ! En d’autres termes :
- Trouver et installer un bureau, connaître (presque sur le bout des doigts) les volontaires et leurs structures d’accueil, organiser des activités formatives, ludiques, etc. pour ces mêmes volontaires et structures d’accueil, appuyer les structures d’envoi, gérer toutes les questions administratives, collaborer sur divers dossiers avec mes collègues du siège, communiquer et faire connaître le volontariat français… Je ne vais pas faire la liste complète de tout ce qu’il m’a été donné de faire… Pendant ces 3 dernières années, j’ai occupé 3 postes à moi toute seule : représentante nationale, animatrice de l’Espace Volontariats et chargée de comm… Appelez-moi Shiva !!! Ca, c’est pour les côtés positifs, voire super positifs, de la mission…
- Il y a eu aussi les côtés plus compliqués de la mission : devoir se prendre la tête avec l’administration locale, faire face au flegme philippin, gérer des relations pas toujours aisées avec des volontaires, des structures d’accueil, ou même des collègues (et oui, nobody’s perfect, pas même à France Volontaires !)… vivre aussi dans une ville qui semble parfois éprouvante… Manille n’est pas un long fleuve tranquille… on y trouve, certes, beaucoup de repères occidentaux (pas forcément des meilleurs si l’on considère les milliers de fast-foods à tous les coins de rue) mais c’est aussi une ville tentaculaire, où la température ne baisse jamais en dessous de 26°C et où il faut toujours prévoir 3 heures pour aller à la porte d’à côté parce que oui, Manille = embouteillages constants !
- Mais revenons sur le positif… en dehors de la mission, on peut quand même trouver un tas de positif aux Philippines… Les gens sont sympas (même s’ils ne sont pas toujours vrais… au moins, dans la rue, on peut demander son chemin à n’importe qui, ils vont toujours répondre avec le sourire… même s’il faut demander 3 fois parce que s’ils ne savent pas, ils vont quand même indiquer n’importe quel chemin…)… Il y a des endroits et surtout des plages magnifiques… et des fonds marins, ah oui, des fonds marins… parlons-en, justement ! Il y a 4 ans, lors de mon premier week-end à Mindoro, on m’a engoncée dans un stabilisateur avec une bouteille de 15 kilos sur le dos… et on m’a dit, allez, viens, on va faire un baptême de plongée… et plouf, j’ai plongé, et replongé… 4 ans plus tard, avec mon diplôme de Divemaster en poche, j’ai non seulement passé des moments formidables avec mon équipe de plongée, mais ça m’a aussi permis de vraiment décompresser quand il le fallait ! Ah oui, eux, ils vont vraiment me manquer ! Plonger en France sera une nouvelle expérience, et j’espère bien ne pas la laisser passer… mais quand on sait que désormais, j’ai froid quand je plonge dans une eau à 25°C, il va falloir s’habituer à d’autres conditions !!
La pérennisation de l’Espace Volontariats n’avançant pas aussi simplement que ça (merci l’administration philippine !), mais les espoirs de pouvoir enregistrer France Volontaires auprès de l’administration locale étant de plus en plus plausibles, j’ai signé pour une année supplémentaire… Celle-ci m’a permis d’achever ce que j’avais commencé, et de m’assurer que je puisse partir en toute tranquillité… France Volontaires est devenue officielle aux Philippines au début de l’année 2015… A partir de là, j’ai pu songer à mon remplacement, encore une étape pas si simple… mais aujourd’hui, je pense que je laisse l’Espace Volontariats entre de bonnes mains (Nanette, qui est philippine et comprend très bien le français, et Didier, un nouveau volontaire qui sera chargé de la communication et d’appuyer Nanette !)… Après 2 semaines de passation avec Nanette, une semaine de vacances au Cambodge et un rapide retour à Manille pour terminer la passation, je m’envolerai dimanche. Arrivée en France prévue le 31 août à 7h du matin !
Je ne sais pas encore précisément de quoi sera fait la suite, mais ça devrait se dessiner assez rapidement (je l’espère !)… En attendant, j’irai d’abord fêter les 20 ans de mon neveu en Bretagne, et après, on verra !! A mon arrivée, je conserve mon numéro de portable : 064494**** (pour les amis, vous l'avez ! Pour les autres, il s'agit d'éviter les appels intempestifs !), en attendant de prendre un nouveau forfait… J’espère pouvoir vous voir rapidement !

lundi 26 mai 2014

Mange, prie, et surtout AIME…



Avant tout, si vous n’avez jamais lu le bouquin d’Elizabeth Gilbert, ou si vous n’avez jamais vu le film de Ryan Murphy – Mange, prie, aime - inspiré du livre… réparez vite cette erreur !

Alors, non, contrairement à l’héroïne du livre / film, je ne suis pas d’abord passée par l’Italie pour me gaver de spaghettis et gelati… Je suis passée par l’Inde, mais pas pour y passer des heures à prier dans des ashrams… Et je n’ai pas trouvé l’âme sœur à Bali (désolée pour ceux qui se faisaient déjà des idées… mais remarquez que je vous ôte vos illusions assez rapidement… !!)…

Mais qu’il est bon pourtant de conjuguer le verbe Aimer à tous les temps… surtout quand des paysages splendides et des gens adorables vous apportent un carrousel d’inspiration et déposent des tas de petites flammes dans les yeux…
 
Bali, donc… Depuis longtemps, je me souvenais de ce bouquin et de ce livre et je m’étais jurée de ne pas laisser passer cette occasion d’être juste à côté (enfin, 4 heures d’avion !) pour aller me faire ma propre idée de cette nature luxuriante…
Et ça tombe bien, la Semaine Sainte étant en grande partie fériée aux Philippines, je m’étais aussi jurée de profiter pleinement de cette semaine… Surtout trouver toutes les excuses pour ne pas rester coincée aux Philippines pendant cette semaine où d’un côté, tout est fermé (surtout le Vendredi Saint) et d’un autre côté, tous les hôtels sont pris d’assaut et réservés au moins 6 mois à l’avance…

Bref… Bali semblait bien vouloir m’ouvrir les bras.

Mesdames, messieurs, veuillez attacher vos ceintures. Décollage immédiat pour un coin de paradis (oui, pour une fois Cebu Pathetic… euh Cebu Pacific ! était à l’heure !)




Ubud et sa forêt des singes

Fraîchement débarqués à l’aéroport, nous nous sommes mis à la recherche d’un bus pouvant nous emmener jusqu’à Ubud. C’était peine perdue. Le bus ne semblait pas passé très fréquemment. Nous nous sommes donc rabattus sur un taxi… Je dis nous, car nous sommes partis à 3, avec les mêmes zouaves avec qui j’ai crapahuté dans les rizières de Banaue !
  

Nous avions réservé à l’avance dans une petite demeure familiale, la Bali Asli Lodge, où Madé et Ketut nous ont accueillis avec sourire et bonne humeur ! Madé est, précisons, une excellente cuisinière…

Avec notre hôte, Madé
Après avoir posé sacs et bagages, nous sommes partis à la découverte de cette petite ville princière charmante. Mais, besoin d’énergie oblige (notre avion était à 4h du matin depuis Manille !), avant de découvrir la célèbre Forêt des Singes, nous avons éveillés nos papilles aux saveurs balinaises du fameux Baby Guling… un cochon de lait à la broche, servi avec un mélange d’épices délicats… Pardon aux Philippins, mais le Baby Guling est mille fois plus savoureux que le Luncheon insipide…

Rassérénés, nous sommes descendus à la Forêt des Singes. Ne sont-ils pas mignons ? Je m’épate toujours de les voir s’affairer tels leurs très lointains descendants que nous sommes… car oui, quand on les voit habilement peler une banane ou autre fruit, c’est sûr, l’homme descend bien du singe !Ca vaut bien quelques photos parce qu'ils sont vraiment trop mignons !



 
Epouillage en série
Pas la peine de te cacher, je t'ai vu !















Nous avons assisté le soir à un spectacle de Legong Dance qui raconte l’épopée du Ramayana, car n’oublions pas que si l’Indonésie est majoritairement musulmane, Bali constitue une enclave hindoue.






Escapades culinaires !

Le fameux Baby Guling
Il n’y a pas photo. Qu’on vienne de n’importe où, et d’autant plus quand on vient des Philippines, la nourriture balinaise est un véritable plaisir pour les palais…
Bon, le Baby Guling, je vous l’ai déjà présenté, et pour vraiment en connaître toute l’intensité, il faut le goûter…

Comme je le disais plus haut, Madé, notre hôte des premiers jours est une excellente cuisinière. Nous avons donc pris plaisir à partager les repas qu’elle nous avait concoctés. Au menu du premier soir, un merveilleux « poulet à la mode Madé ». Hum, je m’en lèche encore les babines… Ne vous inquiétez pas, j’ai noté la recette ! Si vous venez me voir à Manille, je vous en ferai (comment ça, je vous fais du chantage ?!)…

Parmi les découvertes culinaires, lors d’une balade, j’ai aussi découvert un fruit qui apparemment ne pousse qu’en Indonésie, voire même qu’à Bali… le « Snake fruit » ou fruit serpent… Et pour cause, la peau qui entoure ses trois gousses acidulées délicieuses ressemble vraiment à la peau d’un serpent.

Gado-gado et satay
super resto bio !
Et l’on ne saurait être en Indonésie sans manger quelques Satays… toutes mes illusions entretenues pendant des années sont tombées en quelques instants, moi qui aie toujours cru mordicus que Satay signifiait poulet à la cacahuète… Et bien, non, bien qu’en Europe, on nous serve du poulet satay qui est toujours baigné dans une marinade à l’arachide, satay signifie tout simplement brochette… Il en existe donc de toutes sortes, y compris des Satays de poisson fort épicés sans un milligramme de goût de cacahuète… mais très bons quand même !

dégustation gratuite de thés et cafés
Enfin, nous nous sommes arrêtés dans un jardin aux épices où nous avons eu le plaisir de pouvoir déguster gratuitement 12 sortes de thé et cafés, ainsi que du chocolat, cultivés et préparés sur place. Un éventail de couleurs et de saveurs dont le thé au ramboutan reste l’un de mes favoris. Nous avons aussi goûté à l’incontournable café de civette, ce fameux café qui coûte un bras parce qu’il est récolté… dans les crottes des civettes qui ont la propriété d’ingérer les grains sans les mâcher (aux Philippines, ce café coûte environ 40 euros les 50 grammes !).
Au premier plan, les crottes et le café !
Ramboutan, snake fruit et mangoustan


















Pura Tirta Empul
En route vers Singarajah

Nous pensions tout d’abord nous rendre à Kintamani puis de redescendre sur la côte Est de Bali, mais nous avons finalement opté pour l’option de continuer sur le Nord. Entre Ubud et Kintamani, nous nous sommes tout d’abord arrêtés pour visiter le Pura Tirta Empul.
« Tirta Empul » signifie un ruisseau d’eau cristalline. C’est ici que viennent s’immerger de nombreux hindous balinais, dans l’un des bassins d’ablutions du temple.

Nous avons ensuite continué avec l’espoir d’avoir une vue grandiose sur le Mont Batur, à l’image des photos que nous avions pu voir sur Internet… C’était sans compter sur la pluie et le brouillard qui se sont invités en route… En fait de Mont Batur et du lac qui se trouve à son pied, nous n’avons vu que les quelques coulées de lave, témoins des éruptions régulières de ce volcan (tous les 10 à 20 ans  priori. La dernière remonte à 2000.). De nombreux touristes se lèvent à 3h30 du matin pour escalader le mont et voir le soleil se lever, un spectacle apparemment grandiose d’après les français qui logeaient avec nous à Ubud. Malheureusement, la flemme de mes congénères et j’avoue, aussi, l’avion à 4h du matin de la veille, ne nous ont pas laissé le loisir de nous lever si tôt… Et la dégradation du temps en début d’après-midi nous a aussi empêché d’y faire ne serait-ce qu’une petite balade…
 











Nous avons donc filé tout droit sur Singarajah où nous avons passé la nuit.
Le lendemain, je suis la seule à avoir eu le courage de me lever à 5h du matin pour aller dire bonjour aux dauphins… Il y a des choses come ça qui vous feraient lever à n’importe quelle heure du jour et de la nuit…

Le lac Bratan

En redescendant un peu au Sud, nous nous sommes arrêtés au Lac Bratan, où le fameux et magnifique temple shivaïte Ulun Danu est construit sur l’eau, à 1200 mètres au dessus du niveau de la mer. Le temps n’étant toujours pas de notre côté, nous n’avons sans doute pas eu la plus belle vue du lac, mais l’ambiance fantomatique donnée par les nuages qui s’accrochaient aux montagnes et à l’eau donnait un goût encore plus énigmatique à ces pierres vieilles de presque trois millénaires…
 












Bali sous la mer…

De 1200 mètres au dessus du niveau de la mer à quelques mètres au dessous de l’eau, je ne pouvais pas faire mieux que d’aller titiller un peu les poissons balinais…
Pendant qu’Aurélie et Guillaume lézardaient encore au lit et visitaient quelques temples de la région, je suis partie avec notre chauffeur  vers Nusa Dua. J’avais repéré avant de partir de Manille que de nombreux spots de plongée à Bali offraient de pouvoir nager avec tortues, raies et autres requins… Le rêve… Je m’étais fait tout un film de pouvoir plonger avec les requins… C’était sans compter sur la pluie des 5 derniers jours. Arrivée au centre de plongée (où le chauffeur a dû avoir une bonne commission, vu le prix exorbitant des plongées !), on m’annonce qu’il n’est pas possible de plonger depuis Nusa Dua. A cause du temps pourri des 5 jours passés, la visibilité n’est pas à plus de 2 mètres… Par contre, ils me proposent de m’emmener plonger depuis Karangasem, à l’Est de l’île, à 1h30 de voiture de Nusa Dua. OK, j’ai trop envie de découvrir les fonds sous marins de Bali. Je négocie d’abord le prix des plongées, parce que 90$ la plongée, faut peut-être quand même pas pousser mémé… Le prix que j’ai payé me semble quand même toujours trop cher pour ce que j’estime un manque de professionnalisme de l’équipe de plongée qui ne possédait même pas un ordinateur pour savoir le temps de plongée et la profondeur… Bref, en même temps, on n’était pas très profond. Ces plongées m’ont vraiment semblé des plongées de touristes débutants mais c’était quand même très beau et j’ai eu la chance de croiser une raie timide qui se cachait sous un bloc de béton.

La suite de la journée a été moins fun. En effet, notre chauffeur a profité de cette journée pour nous lâcher sans crier gare. Après m’avoir posée à la plongée, il était sensé retourner chercher Guillaume et Aurélie, passer la journée avec eux, et revenir me chercher… Sauf qu’arrivée à notre hôtel de Sanur en milieu d’après-midi, j’ai attendu que les deux tourtereaux me rejoignent, persuadée qu’ils étaient avec notre chauffeur… J’ai attendu, attendu, ils ne sont jamais venus… Ce n’est que lorsqu’Aurélie, par je ne sais quel hasard, a réussi à me joindre, complètement énervée, que j’ai compris que le chauffeur nous avait joué un mauvais tour, puisqu’Aurélie était persuadée que j’avais squatté le chauffeur toute la journée… Au final, on n’a jamais su ce que ce chauffeur est devenu… Le plus étonnant étant qu’il a quand même eu l’honnêteté de déposer mes affaires à l’hôtel dans lequel nous devions dormir le soir même, la Dana Guest House, à Kerobokan. Mystère…

J’en profite pour vous dire que si un jour vous allez à Bali, n’hésitez pas à loger chez Madé à Ubud (Bali Asli Lodge) et à Dana Guest House à Kerobokan, deux charmantes chambres d’hôtes vraiment charmantes et dont les propriétaires sont adorables…



Les marchés balinais


Nous arrivons bientôt à la fin du voyage. En dépit de nombreux problèmes de carte bleue que j’ai eus et de la pluie qui nous a accompagnés quasiment tous les après-midi, Bali est une destination assez magique…

Mais ce n’est pas encore terminé. Je vous embarque l’espace d’un instant dans les dédales du marché de Denpasar. Ce marché me rappelle avec bonheur le petit marché de Pondichéry ! Un joyeux bazar très haut en couleurs où vous pouvez trouver de tout : plats locaux, fleurs pour les offrandes, encens, légumes, artisanat local, tissus… Un vrai régal pour les yeux…

Nous nous dirigeons ensuite vers le Bali Museum puis le temple qui le côtoie, avant de filer pour une dernière visite incontournable lorsqu’on se trouve à Bali…


Ils n'ont jamais pensé à faire des boules à neige ?















L’incontournable Tanah Lot

 










Se traduisant littéralement par « Terre dans la mer », le Tanah Lot est un temple construit sur une formation rocheuse battue par les vagues. Ce littoral où viennent se briser quelques énormes vagues a des allures qui rappelleraient presque notre belle Bretagne ou des allures d’Etretat avec sa falaise percée !
A marée basse, les pèlerins rejoignent la grotte située sous le temple par une bande de terre. Certains oublient un peu trop que la marée remonte, rendant un peu dangereux le périple. 
Pour ceux qui ont plus de chance que nous, il semble qu’un magnifique coucher de soleil enveloppe ce temple du 16ème siècle par beau temps ! Malheureusement, nous n’en avons pas été témoins…

De retour à Manille à 6h du matin, mon bureau et sa climatisation m’attendaient quelques courtes heures plus tard, le cœur rechargé d’énergie positive, mais la promesse de retourner à Bali quand l’occasion me sera donnée… parce que c’est sûr, on ne peut qu’AIMER…

lundi 3 février 2014

I survived Banaue!!



En rouge, le trajet en voiture. En orange, à pied

Oui, j’ai survécu aux rizières en terrasses de Banaue ! C’était dur ! On en a bavé… et dire qu’en voyant les t-shirts « I survived Banaue rice terraces » au début, on a souri… mais à la fin, on était bien heureux de pouvoir dire, en montant l’ultime marche : We survived!!!
Et des marches, on en a monté et descendu un sacré paquet, des centaines, des milliers… mais pour une vue… époustouflante !

1er jour. Après 10 heures de bus, on est arrivé au petit matin à Banaue. Le temps d’avaler un petit dej et de retrouver notre guide et nous étions partis. En voiture tout d’abord, avec un arrêt sur le point de vue qui a inspiré le dessin des billets de 1000 pesos (cliquez pour la comparaison !)… puis le van nous a laissé au bord du chemin. C’était parti pour trois jours de trek à travers les rizières, accompagnés de Jun, notre guide qui a eu la merveilleuse idée dès le départ de nous dégoter des compagnons de marche qui se sont révélés tellement utiles… des bâtons…
La vue qui a inspiré le billet de 1000 pesos
Le premier jour ne m’a pas semblé trop difficile, alternant entre chemins de terre en forêt majoritairement, marches, bords de rizières plats mais parfois très étroits, points de vue magnifiques. Le temps était idéal, ensoleillé mais pas trop chaud grâce à l’abri de la forêt. En arrivant au petit village de Pula toutefois les premières douleurs musculaires étaient bel et bien présentes ! Et au bout de ces 5h30 de marche, on était bien content de prendre un peu de repos chez notre hôte du jour, Aurelia. Aurélie et Guillaume, eux, étaient déjà un peu découragés pour la suite, sachant que le lendemain allait être plus dur ! Mais quand vous avez fait ce premier bout de chemin, vous n’avez guère le choix que de continuer… Il n’y a aucune route où trouver l’espoir d’un véhicule !! Moi, malgré les douleurs, j’ai gardé ma motivation au super beau fixe ! Quel bonheur d’être dans les montagnes, loin de la pollution de Manille !
Pour nous requinquer, Jun nous a cuisiné du riz… de Banaue (of course ! bien que tristement et comme souvent, les habitants du coin, ceux-là même qui cultivent un excellent riz bio, n’ont pas les moyens de le consommer car il est 4 à 5 fois plus cher que le riz importé de je-ne-sais-où) et un très bon poulet au curry. Après ce succulent repas et un petit thé au coin du feu (il ne faisait vraiment pas chaud !), on n’a pas demandé notre reste pour aller se coucher ! 10h de bus de nuit, 5h30 de marche et un village super calme ont eu raison de nous en moins de deux pour nous entraîner dans une longue nuit réparatrice…
Heureux d'arriver à Pula !

2ème jour. Jun nous a préparé des énormes pancakes à la banane pour nous donner des forces… En attendant qu’Aurélie et Guillaume se lèvent, j’ai joué avec Intan, la fille d’Aurelia, une petite coquine qui aime bien aussi les pancakes de Jun !
Les supers pancakes de Jun !
9h15, il était temps de dire au revoir à nos hôtes de la tribu Ayangan qui peuple ce petit village de Pula, une des tribus du groupe Ifugao.
Les premières marches ont été un peu rudes, réveillant les courbatures de la veille, mais mes jambes se sont vite réchauffées et j’ai filé en tête, comme la veille. Il faut dire qu’Aurélie a le vertige et que les tourtereaux n’ont jamais eu l’habitude de marcher en montagne ! Et puis, je ne risquais guère de me perdre… il n’y a qu’un seul et unique chemin ! Et ce « chemin » entre Pula et Batad, il est assez terrible car il est fait à une bonne majorité de marches qui montent, qui descendent, qui ont toutes les formes, toutes les hauteurs ; elles sont en terre, parfois glissantes car il pleuvait en fin de journée ; elles sont en béton, en pierre… Certains escaliers sont faits de pierres qui dépassent à peine du mur et quand on arrive en haut de ce genre d’escalier, les jambes un peu tremblantes des heures de marche et d’efforts précédents, on a que cette réflexion à la bouche « Oh purée !! », puis on passe ce cap délicat (avec la main bienveillante de Jun quand c’est vraiment trop galère)… et petit à petit, on arrive au village de Cambulo pour le déjeuner. Chaque pause est à la fois salvatrice et terrible parce que les muscles se refroidissent vite et les premiers pas sont toujours une torture… surtout qu’après cette pause-là, la pluie a décidé de nous accompagner jusqu’à Batad, mais la récompense est toujours au bout du chemin… Batad, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO !
Arrivée humide à Batad
Ce soir-là, outre une vue magique sur les rizières de Batad, ce sont les masseuses de l’hôtel qui nous « sauvent » à la fin de ce deuxième jour de trek ! Elles sont vraiment spécialisées dans le massage aux marcheurs et même si, sur le coup, c’est un peu une torture à chaque fois qu’elle passe le doigt sur mes muscles endoloris et qu’elle fait craquer ma cheville d’une façon peu rassurante, je dois bien avouer que ma cheville gauche ne s’est jamais sentie aussi bien qu’après ce massage et j’ai béni ma masseuse toute la journée du lendemain. Sans ça, je crois que ma cheville aurait vraiment souffert… Bon, ok, tout le reste du corps a souffert malgré tout !!

J'ai suivi... et ça faisait sacrément du bien !
3ème jour. La nuit à Batad a été beaucoup moins reposante que la précédente et pourtant, à 8h30, j’étais au taquet pour aller voir les chutes que plusieurs personnes nous avaient vantées. Aurélie et Guillaume étaient beaucoup moins chauds ! Mais tant qu’à souffrir et à être à Batad, autant ne rien louper, fatiguée ou pas fatiguée, mal ou pas mal partout !

Ma motivation a finalement entraîné Aurélie dans son sillage… puis Guillaume qui nous a accompagnées jusqu’à mi-chemin…Encore des marches pour descendre jusqu’au village… puis des marches pour remonter de l’autre côté au départ… des marches pour la cascade…

 













Des marches, des marches, des marches...
A l’aller comme au retour, en descendant comme en montant, ces marches vers la cascade ont sans doute été les pires parce qu’elles étaient sacrément raides et que c’était, certes, un peu présomptueux pour un troisième jour ! Mais la baignade dans l’eau glacée de la cascade nous a tonifiées. Des marches pour retourner à l’hôtel, récupérer nos affaires… Des marches, des marches, des marches… Et les dernières marches, après encore trois bonnes heures de… marche(s), je les ai faites en courant… et oui ! un regain d’énergie pour laisser passer… un mort !! A l’arrivée à Bangaan (aussi au patrimoine de l’UNESCO !), nous sommes tombés sur une procession mortuaire. Les fils de la famille portent le cercueil à dos d’hommes jusqu’au village… mais comme il n’y a qu’un seul chemin passant sur les rebords des rizières larges de 25 cm au maximum, il fallait faire vite pour les laisser passer ! Et monter les dernières marches était aussi une belle victoire !
Foi de tous ceux qui ont fait un trek dans les rizières de Banaue, bons marcheurs ou pas, c’est magnifique mais super physique !
YES... we sur-vi-ved!!! Arrivée à Bangaan
Après une nouvelle nuit de bus et 3h30 de sommeil, les marches du bureau et de Makati m’ont paru bien plus simples mais tellement moins belles !

Et quelques photos supplémentaires, parce que c'est quand même trop beau !

Intan

Femmes Ifugao
Statue traditionnelle Ifugao
Jun préparant les pancakes !



Notre hôte Aurelia, à Pula
Et ce n'est que le début !

Une femme du village de Pula







c'est pas large quand même !




Pour changer des marches... un pont pas rassurant du tout !

arrivée à Batad


Batad sous le soleil et vu de notre chambre


deux touristes en costume traditionnel !

Maison traditionnelle faite de 3 parties. A droite, le temple du riz. Au milieu, le grenier à riz. A gauche, la maison d'habitat dite "maison de la fertilité" !




Mon Dieu, mais comment on va faire ?!

Et on garde le sourire malgré les douleurs !
Aurélie grimpe la dernière marche et Jun félicite Guillaume !