Avant tout, si vous n’avez jamais lu le bouquin d’Elizabeth Gilbert, ou
si vous n’avez jamais vu le film de Ryan Murphy – Mange, prie, aime - inspiré
du livre… réparez vite cette erreur !
Mais qu’il est bon pourtant de conjuguer le verbe Aimer à tous les
temps… surtout quand des paysages splendides et des gens adorables vous
apportent un carrousel d’inspiration et déposent des tas de petites flammes
dans les yeux…
Bali, donc… Depuis longtemps, je me souvenais de ce bouquin et de ce
livre et je m’étais jurée de ne pas laisser passer cette occasion d’être juste
à côté (enfin, 4 heures d’avion !) pour aller me faire ma propre idée de
cette nature luxuriante…
Et ça tombe bien, la Semaine Sainte étant en grande partie fériée aux
Philippines, je m’étais aussi jurée de profiter pleinement de cette semaine…
Surtout trouver toutes les excuses pour ne pas rester coincée aux Philippines
pendant cette semaine où d’un côté, tout est fermé (surtout le Vendredi Saint)
et d’un autre côté, tous les hôtels sont pris d’assaut et réservés au moins 6
mois à l’avance…
Bref… Bali semblait bien vouloir m’ouvrir les bras.
Ubud et sa
forêt des singes
Fraîchement débarqués à l’aéroport, nous nous sommes mis à la recherche
d’un bus pouvant nous emmener jusqu’à Ubud. C’était peine perdue. Le bus ne
semblait pas passé très fréquemment. Nous nous sommes donc rabattus sur un
taxi… Je dis nous, car nous sommes partis à 3, avec les mêmes zouaves avec qui
j’ai crapahuté dans les rizières de Banaue !
Nous avions réservé à l’avance dans une petite demeure familiale, la
Bali Asli Lodge, où Madé et Ketut nous ont accueillis avec sourire et bonne
humeur ! Madé est, précisons, une excellente cuisinière…
| Avec notre hôte, Madé |
Après avoir posé sacs et bagages, nous sommes partis à la découverte de
cette petite ville princière charmante. Mais, besoin d’énergie oblige (notre
avion était à 4h du matin depuis Manille !), avant de découvrir la célèbre
Forêt des Singes, nous avons éveillés nos papilles aux saveurs balinaises du
fameux Baby Guling… un cochon de lait à la broche, servi avec un mélange
d’épices délicats… Pardon aux Philippins, mais le Baby Guling est mille fois
plus savoureux que le Luncheon insipide…
| Epouillage en série |
| Pas la peine de te cacher, je t'ai vu ! |
Nous avons assisté le soir à un spectacle de Legong Dance qui raconte
l’épopée du Ramayana, car n’oublions pas que si l’Indonésie est majoritairement
musulmane, Bali constitue une enclave hindoue.
Escapades
culinaires !
| Le fameux Baby Guling |
Il n’y a pas photo. Qu’on vienne de n’importe où, et d’autant plus
quand on vient des Philippines, la nourriture balinaise est un véritable
plaisir pour les palais…
Bon, le Baby Guling, je vous l’ai déjà présenté, et pour vraiment en connaître
toute l’intensité, il faut le goûter…
Comme je le disais plus haut, Madé, notre hôte des premiers jours est
une excellente cuisinière. Nous avons donc pris plaisir à partager les repas
qu’elle nous avait concoctés. Au menu du premier soir, un merveilleux
« poulet à la mode Madé ». Hum, je m’en lèche encore les babines… Ne
vous inquiétez pas, j’ai noté la recette ! Si vous venez me voir à
Manille, je vous en ferai (comment ça, je vous fais du chantage ?!)…
Parmi les découvertes culinaires, lors d’une balade, j’ai aussi
découvert un fruit qui apparemment ne pousse qu’en Indonésie, voire même qu’à
Bali… le « Snake fruit » ou fruit serpent… Et pour cause, la peau qui
entoure ses trois gousses acidulées délicieuses ressemble vraiment à la peau
d’un serpent.
| Gado-gado et satay |
| super resto bio ! |
Et l’on ne saurait être en Indonésie sans manger quelques Satays…
toutes mes illusions entretenues pendant des années sont tombées en quelques
instants, moi qui aie toujours cru mordicus que Satay signifiait poulet à la
cacahuète… Et bien, non, bien qu’en Europe, on nous serve du poulet satay qui
est toujours baigné dans une marinade à l’arachide, satay signifie tout
simplement brochette… Il en existe donc de toutes sortes, y compris des Satays
de poisson fort épicés sans un milligramme de goût de cacahuète… mais très bons
quand même !
| dégustation gratuite de thés et cafés |
Enfin, nous nous sommes arrêtés dans un jardin aux épices où nous avons
eu le plaisir de pouvoir déguster gratuitement 12 sortes de thé et cafés, ainsi
que du chocolat, cultivés et préparés sur place. Un éventail de couleurs et de
saveurs dont le thé au ramboutan reste l’un de mes favoris. Nous avons aussi
goûté à l’incontournable café de civette, ce fameux café qui coûte un bras
parce qu’il est récolté… dans les crottes des civettes qui ont la propriété
d’ingérer les grains sans les mâcher (aux Philippines, ce café coûte environ 40
euros les 50 grammes !).
| Au premier plan, les crottes et le café ! |
| Ramboutan, snake fruit et mangoustan |
| Pura Tirta Empul |
En route vers Singarajah
Nous pensions tout d’abord nous rendre à Kintamani puis de redescendre
sur la côte Est de Bali, mais nous avons finalement opté pour l’option de
continuer sur le Nord. Entre Ubud et Kintamani, nous nous sommes tout d’abord
arrêtés pour visiter le Pura Tirta Empul.
« Tirta Empul » signifie un ruisseau d’eau cristalline. C’est
ici que viennent s’immerger de nombreux hindous balinais, dans l’un des bassins
d’ablutions du temple.
Nous avons ensuite continué avec l’espoir d’avoir une vue grandiose sur
le Mont Batur, à l’image des photos que nous avions pu voir sur Internet…
C’était sans compter sur la pluie et le brouillard qui se sont invités en
route… En fait de Mont Batur et du lac qui se trouve à son pied, nous n’avons
vu que les quelques coulées de lave, témoins des éruptions régulières de ce
volcan (tous les 10 à 20 ans priori. La
dernière remonte à 2000.). De nombreux touristes se lèvent à 3h30 du matin pour
escalader le mont et voir le soleil se lever, un spectacle apparemment
grandiose d’après les français qui logeaient avec nous à Ubud. Malheureusement,
la flemme de mes congénères et j’avoue, aussi, l’avion à 4h du matin de la
veille, ne nous ont pas laissé le loisir de nous lever si tôt… Et la
dégradation du temps en début d’après-midi nous a aussi empêché d’y faire ne
serait-ce qu’une petite balade…
Nous avons donc filé tout droit sur Singarajah où nous avons passé la
nuit.
Le lendemain, je suis la seule à avoir eu le courage de me lever à 5h
du matin pour aller dire bonjour aux dauphins… Il y a des choses come ça qui
vous feraient lever à n’importe quelle heure du jour et de la nuit…
Le lac Bratan
Bali sous la mer…
De 1200 mètres au dessus du niveau de la mer à quelques mètres au
dessous de l’eau, je ne pouvais pas faire mieux que d’aller titiller un peu les
poissons balinais…
Pendant qu’Aurélie et Guillaume lézardaient encore au lit et visitaient
quelques temples de la région, je suis partie avec notre chauffeur vers Nusa Dua. J’avais repéré avant de partir
de Manille que de nombreux spots de plongée à Bali offraient de pouvoir nager
avec tortues, raies et autres requins… Le rêve… Je m’étais fait tout un film de
pouvoir plonger avec les requins… C’était sans compter sur la pluie des 5
derniers jours. Arrivée au centre de plongée (où le chauffeur a dû avoir une
bonne commission, vu le prix exorbitant des plongées !), on m’annonce
qu’il n’est pas possible de plonger depuis Nusa Dua. A cause du temps pourri
des 5 jours passés, la visibilité n’est pas à plus de 2 mètres… Par contre, ils
me proposent de m’emmener plonger depuis Karangasem, à l’Est de l’île, à 1h30
de voiture de Nusa Dua. OK, j’ai trop envie de découvrir les fonds sous marins
de Bali. Je négocie d’abord le prix des plongées, parce que 90$ la plongée,
faut peut-être quand même pas pousser mémé… Le prix que j’ai payé me semble
quand même toujours trop cher pour ce que j’estime un manque de
professionnalisme de l’équipe de plongée qui ne possédait même pas un
ordinateur pour savoir le temps de plongée et la profondeur… Bref, en même
temps, on n’était pas très profond. Ces plongées m’ont vraiment semblé des
plongées de touristes débutants mais c’était quand même très beau et j’ai eu la
chance de croiser une raie timide qui se cachait sous un bloc de béton.
La suite de la journée a été moins fun. En effet, notre chauffeur a
profité de cette journée pour nous lâcher sans crier gare. Après m’avoir posée
à la plongée, il était sensé retourner chercher Guillaume et Aurélie, passer la
journée avec eux, et revenir me chercher… Sauf qu’arrivée à notre hôtel de
Sanur en milieu d’après-midi, j’ai attendu que les deux tourtereaux me
rejoignent, persuadée qu’ils étaient avec notre chauffeur… J’ai attendu,
attendu, ils ne sont jamais venus… Ce n’est que lorsqu’Aurélie, par je ne sais
quel hasard, a réussi à me joindre, complètement énervée, que j’ai compris que
le chauffeur nous avait joué un mauvais tour, puisqu’Aurélie était persuadée
que j’avais squatté le chauffeur toute la journée… Au final, on n’a jamais su
ce que ce chauffeur est devenu… Le plus étonnant étant qu’il a quand même eu
l’honnêteté de déposer mes affaires à l’hôtel dans lequel nous devions dormir
le soir même, la Dana Guest House, à Kerobokan. Mystère…
J’en profite pour vous dire que si un jour vous allez à Bali, n’hésitez
pas à loger chez Madé à Ubud (Bali Asli Lodge) et à Dana Guest House à
Kerobokan, deux charmantes chambres d’hôtes vraiment charmantes et dont les
propriétaires sont adorables…
Les marchés balinais
Nous nous dirigeons ensuite vers le Bali Museum puis le temple qui le
côtoie, avant de filer pour une dernière visite incontournable lorsqu’on se
trouve à Bali…
| Ils n'ont jamais pensé à faire des boules à neige ? |
L’incontournable Tanah Lot
Se traduisant littéralement par « Terre dans la mer », le
Tanah Lot est un temple construit sur une formation rocheuse battue par les
vagues. Ce littoral où viennent se briser quelques énormes vagues a des allures
qui rappelleraient presque notre belle Bretagne ou des allures d’Etretat
avec sa falaise percée !
A marée basse, les pèlerins rejoignent la grotte située sous le temple
par une bande de terre. Certains oublient un peu trop que la marée remonte,
rendant un peu dangereux le périple.
Pour ceux qui ont plus de chance que nous, il semble qu’un magnifique
coucher de soleil enveloppe ce temple du 16ème siècle par beau
temps ! Malheureusement, nous n’en avons pas été témoins…
Merci "Phanie" de nous faire partager tes voyages et tes rencontres. C'est toujours très agréable de te lire. Bises et à bientôt sur le blog ou en Bretagne.
RépondreSupprimerThierry et Cie
Moi aussi, je dis merci. Doreen
RépondreSupprimer