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| En rouge, le trajet en voiture. En orange, à pied |
Oui, j’ai survécu aux rizières en terrasses de Banaue ! C’était
dur ! On en a bavé… et dire qu’en voyant les t-shirts « I survived
Banaue rice terraces » au début, on a souri… mais à la fin, on était bien
heureux de pouvoir dire, en montant l’ultime marche : We survived!!!
Et des marches, on en a monté et descendu un sacré paquet, des
centaines, des milliers… mais pour une vue… époustouflante !
1er jour. Après 10 heures de bus, on est arrivé au petit
matin à Banaue. Le temps d’avaler un petit dej et de retrouver notre guide et
nous étions partis. En voiture tout d’abord, avec un arrêt sur le point de vue
qui a inspiré le dessin des billets de 1000 pesos (cliquez pour la comparaison !)… puis le van nous a laissé au
bord du chemin. C’était parti pour trois jours de trek à travers les rizières,
accompagnés de Jun, notre guide qui a eu la merveilleuse idée dès le départ de
nous dégoter des compagnons de marche qui se sont révélés tellement utiles… des
bâtons…
Le premier jour ne m’a pas semblé trop difficile, alternant entre
chemins de terre en forêt majoritairement, marches, bords de rizières plats
mais parfois très étroits, points de vue magnifiques. Le temps était idéal,
ensoleillé mais pas trop chaud grâce à l’abri de la forêt. En arrivant au petit
village de Pula toutefois les premières douleurs musculaires étaient bel et
bien présentes ! Et au bout de ces 5h30 de marche, on était bien content
de prendre un peu de repos chez notre hôte du jour, Aurelia. Aurélie et
Guillaume, eux, étaient déjà un peu découragés pour la suite, sachant que le
lendemain allait être plus dur ! Mais quand vous avez fait ce premier bout
de chemin, vous n’avez guère le choix que de continuer… Il n’y a aucune route
où trouver l’espoir d’un véhicule !! Moi, malgré les douleurs, j’ai gardé
ma motivation au super beau fixe ! Quel bonheur d’être dans les montagnes,
loin de la pollution de Manille !
Pour nous requinquer, Jun nous a cuisiné du riz… de Banaue (of
course ! bien que tristement et comme souvent, les habitants du coin,
ceux-là même qui cultivent un excellent riz bio, n’ont pas les moyens de le
consommer car il est 4 à 5 fois plus cher que le riz importé de je-ne-sais-où)
et un très bon poulet au curry. Après ce succulent repas et un petit thé au
coin du feu (il ne faisait vraiment pas chaud !), on n’a pas demandé notre
reste pour aller se coucher ! 10h de bus de nuit, 5h30 de marche et un
village super calme ont eu raison de nous en moins de deux pour nous entraîner
dans une longue nuit réparatrice…
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| Heureux d'arriver à Pula ! |
2ème jour. Jun nous a préparé des énormes pancakes à la
banane pour nous donner des forces… En attendant qu’Aurélie et Guillaume se
lèvent, j’ai joué avec Intan, la fille d’Aurelia, une petite coquine qui aime
bien aussi les pancakes de Jun !
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| Les supers pancakes de Jun ! |
9h15, il était temps de dire au revoir à nos hôtes de la tribu Ayangan
qui peuple ce petit village de Pula, une des tribus du groupe Ifugao.
Les premières marches ont été un peu rudes, réveillant les courbatures
de la veille, mais mes jambes se sont vite réchauffées et j’ai filé en tête,
comme la veille. Il faut dire qu’Aurélie a le vertige et que les tourtereaux n’ont
jamais eu l’habitude de marcher en montagne ! Et puis, je ne risquais
guère de me perdre… il n’y a qu’un seul et unique chemin ! Et ce « chemin »
entre Pula et Batad, il est assez terrible car il est fait à une bonne majorité
de marches qui montent, qui descendent, qui ont toutes les formes, toutes les
hauteurs ; elles sont en terre, parfois glissantes car il pleuvait en fin
de journée ; elles sont en béton, en pierre… Certains escaliers sont faits
de pierres qui dépassent à peine du mur et quand on arrive en haut de ce genre
d’escalier, les jambes un peu tremblantes des heures de marche et d’efforts
précédents, on a que cette réflexion à la bouche « Oh purée !! »,
puis on passe ce cap délicat (avec la main bienveillante de Jun quand c’est
vraiment trop galère)… et petit à petit, on arrive au village de Cambulo pour
le déjeuner. Chaque pause est à la fois salvatrice et terrible parce que les
muscles se refroidissent vite et les premiers pas sont toujours une torture…
surtout qu’après cette pause-là, la pluie a décidé de nous accompagner jusqu’à
Batad, mais la récompense est toujours au bout du chemin… Batad, classé au
patrimoine mondial de l’UNESCO !
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| Arrivée humide à Batad |
Ce soir-là, outre une vue magique sur les rizières de Batad, ce sont
les masseuses de l’hôtel qui nous « sauvent » à la fin de ce deuxième
jour de trek ! Elles sont vraiment spécialisées dans le massage aux
marcheurs et même si, sur le coup, c’est un peu une torture à chaque fois qu’elle
passe le doigt sur mes muscles endoloris et qu’elle fait craquer ma cheville d’une
façon peu rassurante, je dois bien avouer que ma cheville gauche ne s’est
jamais sentie aussi bien qu’après ce massage et j’ai béni ma masseuse toute la
journée du lendemain. Sans ça, je crois que ma cheville aurait vraiment
souffert… Bon, ok, tout le reste du corps a souffert malgré tout !!
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| J'ai suivi... et ça faisait sacrément du bien ! |
3ème jour. La nuit à Batad a été beaucoup moins reposante
que la précédente et pourtant, à 8h30, j’étais au taquet pour aller voir les
chutes que plusieurs personnes nous avaient vantées. Aurélie et Guillaume
étaient beaucoup moins chauds ! Mais tant qu’à souffrir et à être à Batad,
autant ne rien louper, fatiguée ou pas fatiguée, mal ou pas mal partout !
Ma motivation a finalement entraîné Aurélie dans son sillage… puis
Guillaume qui nous a accompagnées jusqu’à mi-chemin…Encore des marches pour
descendre jusqu’au village… puis des marches pour remonter de l’autre côté au
départ… des marches pour la cascade…
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| Des marches, des marches, des marches... |
A l’aller comme au retour, en descendant comme en montant, ces marches
vers la cascade ont sans doute été les pires parce qu’elles étaient sacrément
raides et que c’était, certes, un peu présomptueux pour un troisième jour !
Mais la baignade dans l’eau glacée de la cascade nous a tonifiées. Des marches
pour retourner à l’hôtel, récupérer nos affaires… Des marches, des marches, des
marches… Et les dernières marches, après encore trois bonnes heures de…
marche(s), je les ai faites en courant… et oui ! un regain d’énergie pour
laisser passer… un mort !! A l’arrivée à Bangaan (aussi au patrimoine de l’UNESCO !),
nous sommes tombés sur une procession mortuaire. Les fils de la famille portent
le cercueil à dos d’hommes jusqu’au village… mais comme il n’y a qu’un seul
chemin passant sur les rebords des rizières larges de 25 cm au maximum, il
fallait faire vite pour les laisser passer ! Et monter les dernières
marches était aussi une belle victoire !
Foi de tous ceux qui ont fait un trek dans les rizières de Banaue, bons
marcheurs ou pas, c’est magnifique mais super physique !
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| YES... we sur-vi-ved!!! Arrivée à Bangaan |
Après une nouvelle nuit de bus et 3h30 de sommeil, les marches du
bureau et de Makati m’ont paru bien plus simples mais tellement moins belles !
Et quelques photos supplémentaires, parce que c'est quand même trop beau !
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| Intan |